Une étude démontre que la population française n’est, dans sa majorité, pas convaincue de l’utilité des outils de domotique pour la maison. Et ce, alors même que de nombreux objets connectés, notamment dans le domaine de l’énergie, offrent de réelles économies. Méconnaissance de la réalité ou vieux réflexe bien français ?

Les Français connaissent désormais bien les principes de la domotique, mais ne semblent pas prêts (c’est un euphémisme) à profiter de ces technologies : c’est le principal enseignement d’une étude menée par Manomano.fr en janvier 2018 auprès d’un échantillon de 2 500 personnes. Si 95% des personnes interrogées savent ce qu’est la domotique, leur immense majorité (70%) ne trouvent aucun intérêt à des installations de ce type !

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Les Français frileux devant les solutions domotiques

Seuls 17% des Français utilisent aujourd’hui des appareils de domotique ou des objets connectés dans leur habitation. Il s’agit, en majorité, d’appareils de sécurité, installé à l’extérieur de la maison – vidéosurveillance, alarmes, gestion d’ouverture des portes, grilles, portails ou garage, etc.

Au niveau des projets, 33% des femmes et 22% des hommes s’estiment prêts à installer un objets connectés pour la maison cette année. La sécurité demeure la motivation principale de ces installations (20%), mais la gestion de l’énergie suit juste derrière, avec 18% des réponses.

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Une méfiance paradoxale, dans un monde en pleine transition énergétique

C’est tout le paradoxe : dans un monde qui met en avant la transition énergétique, la lutte contre le gaspillage, les économies d’énergie et l’efficacité énergétique des habitations, les objets connectés énergétiques restent confidentiels, comme réservés à une élite, aux férus de technologie et de modernité. Alors qu’ils sont des outils à l’efficacité reconnue et efficace pour réduire sa consommation – et donc à la fois faire des économies et réduire son empreinte carbone.

Le chauffage demeure l’un des principales dépenses des foyers, au quotidien ; la gestion des climatisations, réversibles ou pas, est également gourmande en électricité ; des appareils électro-ménagers mal réglés peuvent occasionner des frais considérables ; les ampoules nouvelle génération ont certes réduit fortement la consommation électrique due à l’éclairage, mais des économies importantes peuvent encore être faites dans ce domaine…

A chacun de ces postes de dépenses, une solution domotique peut être apportée, évitant les dysfonctionnements qui provoquent une hausse surprise des coûts, et offrant même une réduction importante de la consommation. Les solutions de chauffage intelligent, thermostats, chaudières ou radiateurs, permettent notamment d’adapter sa température à ses besoins réels, de la programmer en fonction de l’occupation du logement, du jour et de la nuit… Avec, au final un gain de confort et des économies d’énergie !

Les objets connectés : un gain de confort et jusqu’à 30% d’économies d’énergie

Ainsi, une programmation et un pilotage à distance des appareils électriques et de chauffage d’un logement, grâce à divers outils domotiques, peuvent offrir des réductions allant de 15 à 30% sur la facture et la dépense énergétique.

Et la recherche, en la matière, ne cesse de progresser et de proposer de nouveaux produits, proposant des économies toujours plus importantes : Chaffotteux vient de commercialiser une chaudière connectée, Chaffolink, promettant une réduction drastique du gaspillage et des réductions de consommation atteignant les 30% – avec une meilleure réactivité aux pannes.

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Le radiateur intelligent avec système de stockage de Lancey, en plus de ne chauffer que quand cela est nécessaire, peut adapter sa consommation d’électricité en fonction de la production du réseau (chargeant sa batterie quand l’électricité est produite en surplus, utilisant l’électricité stockée durant les pics de consommation) : elle offre au moins 20% de réduction de consommation, et un soutien au réseau électrique – et donc à la transition énergétique !

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Dans l’immense majorité des cas, l’installation d’un outil connecté orienté énergie est rentabilisé en quelques années – le tout en améliorant la qualité de vie, en réduisant l’impact environnemental du logement et, pour les propriétaires, en augmentant la valeur du bien.

Le prix d’achat élevé et le goût du « bon vieil équipement » font reculer les Français

La question reste entière : pourquoi les Français restent-ils aussi réfractaires à des investissements rentables et allant dans le sens de l’histoire ? L’étude montre que plus de la moitié des sondés estiment que ces équipements sont trop cher à l’achat, et que la majorité des Français est attaché aux outils traditionnels, qui ont prouvé leur efficacité avec les années, et ne veulent pas basculer vers une maison 100% connectée.

Cette frilosité n’est pas nouvelle. Elle s’exprime depuis des années : les Français, même ceux vivant dans les régions où les hivers peuvent être très froids et pluvieux, n’aiment pas investir pour améliorer les performances énergétiques de leurs logements, de quelques façons que ce soit.

Changer les mentalités trop attachées au (très) court terme

Si le gouvernement a posé la lutte contre les passoires énergétiques en priorité, c’est en partie parce que propriétaires et locataires traînent souvent des pieds devant des travaux à la rentabilité pourtant assurée. L’amélioration des systèmes d’isolation commence à peine à se démocratiser, l’usage du double-vitrage est loin d’être généralisé (alors que la Belgique ou les Pays-Bas n’utilisent pratiquement, en rénovation et en neuf, que du triple-vitrage).

Bien souvent, le consommateur français ne regarde que le prix à l’achat, et ne se projette pas sur les économies réalisées à moyen terme. Le même schéma se retrouvent avec les outils domotiques.

En la matière, pour changer ces mentalités, les solutions ne sont pas légions, une seule est réellement efficace : une communication massive et ciblée peut faire bouger les consciences, en prouvant aux particuliers et aux professionnels que le bon vieux chauffage, la bonne vieille isolation, la bonne vieille fenêtre, qui ont, certes, fait leur preuve, sont désormais dépassés et appartiennent à un monde de gaspillage qui n’est plus le nôtre. Et que leur portefeuille s’y retrouvera, en quelques années…

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