Les Français ne sont pas encore pleinement convaincus de l’utilité d’objets connectés orientés énergie. Une nouvelle étude sur le sujet confirme que la santé, la sécurité, l’aide aux personnes sont les domaines pour lequel les objets connectés sont plébiscités par les Français. L’énergie n’arrive qu’ensuite.

En tant que terme générique, « objet connecté » peut désigner des applications extrêmement variables des mêmes technologies numériques. Peu de choses rapprochent, dans leurs usages, un bracelet médical (ou sportif) connecté d’un thermostat connecté, ou une voiture connectée d’une télévision connectée. Même s’ils s’appuient tous sur les technologies de l’information et l’agglomération de données.

Une relation ambivalente, d’attirance et de répulsion, avec les objets connectés

Une enquête BVA pour la Presse Régionale, réalisée en novembre 2018 sur un échantillon de 1202 personnes, fait le point sur le rapport des Français à ces fameux « objets connectés ». Et, au-delà d’un étrange rapport amour / haine, attirance / répulsion, cette enquête démontre que l’énergie demeure l’un des secteurs les plus mal-aimés par les Français – alors qu’il s’agit d’un secteur où les gains offerts par la connectivité sont les plus élevés.

Ainsi le sondage précise que 60% des Français pensent que les objets connectés sont utiles, mais seulement 54% souhaitent leur développement, contre 45% qui ne le souhaitent pas. Cela s’explique sans doute par le fait que 74% des sondés sont inquiets par l’utilisation des données personnelles issues des objets connectés. Ce qui se comprend, face aux scandales qui se multiplient sur les vols, reventes et trafics de données personnelles. Autre indice : 94% des sondés trouvent que les objets connectés sont trop chers.

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Un certain enthousiasme, allié à une certaine méfiance : les Français restent ambivalents face à ces nouvelles technologies, qui offrent des gains réels tout en posant de réels problèmes en termes de surveillance et de libertés individuelle. Entre la marche du progrès et la crainte de Big Brother, l’Hexagone oscille.

La domotique énergétique, parent pauvre de l’équipement des Français en objets connectés

Par ailleurs, parmi les différents usages, l’énergie et la domotique ne semblent pas figurer en tête de liste de nos compatriotes. C’est tout particulièrement vrai en termes d’équipement. Certes, 47% des Français affirment posséder au moins un objet connecté.

Mais si 25% des sondés possèdent une télévision connectée, 15% une montre ou un bracelet connecté, 8% un véhicule connecté ou un système de sécurité (alarme ou caméra) connecté, les chiffres s’effondrent pour les outils domotiques énergétiques. 4% des sondés possèdent une prise de courant connectée, 4% un thermostat, et 3% des ampoules connectées.

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Les Français moyennement convaincue de leur utilité

Concernant leur utilité, les objets énergétiques peinent également à s’imposer. Invités à citer les deux domaines où les objets connectés sont les plus utiles, les Français plébiscitent, pour près d’un sur deux (45%), l’aide aux personnes âgées à domicile. La sécurité est citée par 34% des sondés et la santé par 28% d’entre eux. L’énergie est quatrième, avec moins d’un Français sur cinq la citant (17%).

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Autre angle d’attaque, donnant des résultats encore plus décevants. La question est de savoir quels usages les objets connectés remplissent avec efficacité. Pour 87% des Français, ils permettent de surveiller son logement à distance ou d’être alerté en temps réel en cas d’urgence. Mais plus d’un tiers (37%) estiment que les objets connectés ne permettent pas de contrôler sa consommation énergétique. Et ce, alors que la totalité des études sur le sujet prouvant le contraire : une majorité d’outils domotiques offrent de réelles économies d’énergie, qui les rentabilisent en quelques années – surtout dans un contexte d’urgence climatique.

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L’espoir vient des plus jeunes

En cela, ce sondage en rejoint un autre, publié en janvier 2018, tendant à prouver que les Français préféraient leurs anciens appareils énergétiques à des appareils intelligents, permettant de réduire sa consommation. D’ailleurs, la proportion de sondés envisageant de s’équiper prochainement d’objets domotiques énergétiques est la même dans les deux sondages, 18% pour celui de janvier 2018, 19% dans le BVA réalisé en novembre 2018. Alors même que les innovations technologiques facilitant la maîtrise de son énergie se multiplient et sont de plus en plus matures, et de moins en moins chers.

Rien de nouveau sous le soleil, donc ? Tout de même, un espoir d’évolution : les plus jeunes sont ceux qui sont le plus convaincus de ces solutions. 75% des 18-24 ans estiment que les objets connectés permettent de maîtriser sa consommation (moyenne nationale : 62%) ; et 21% des 25-34 ans citent l’énergie parmi les deux secteurs où les objets connectés sont les plus utiles (moyenne nationale : 17%).

De quoi espérer un vrai changement des mentalités et une adoption plus large de ces outils ? On peut l’espérer.

 

 

 

 

 

 

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