Selon la chercheuse Alison Sweeney de l’Université de Pennsylvanie, aux Etats-Unis, l’étude de la surface irisée des palourdes géantes pourrait révéler des détails cruciaux en vue d’améliorer le processus de fabrication des biocarburants.

Un mollusque qui capte extrêmement bien la lumière

Les cellules lustrées (iridocytes) situées sur la surface des palourdes dispersent en effet la lumière du soleil alors que d’ordinaire, cette dernière cause des dommages irréversibles. Une particularité qui a fait remarquer aux chercheurs que les palourdes convertissaient efficacement la lumière du soleil pour s’en servir de carburant.

Alison Sweeney, professeur adjoint de physique à la Penn School of Arts and Sciences, et son collaborateur, Shu Yang, professeur de science des matériaux et d’ingénierie à l’École d’ingénierie et de sciences appliquées de Pennsylvanie, comparent ainsi les palourdes à des « transformateurs solaires », car ces dernières sont capables d’absorber la lumière du soleil à une vitesse très élevée et de la disperser sur une grande surface. Lorsque la lumière est répartie uniformément entre la couche épaisse d’algues vivant à l’intérieur de la palourde, l’algue convertit la lumière en énergie.

« Ces cellules scintillantes », présentes sur la surface des palourdes, « réussissent à capter la lumière et a la faire se propager très profondément dans le tissu de la palourde de manière étalée », précise Alison Sweeney.

La prochaine étape de leur recherche consiste désormais à essayer d’imiter l’organisation de l’algue située à l’intérieur des palourdes en faisant pousser des algues dans des tubes contenant du gel. Une fois cela entériné, ils espèrent marier des iridocytes artificiels aux algues pour mettre au point un système qui pourrait produire un carburant disposant d’une capacité énergétique élevée.

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