Un couple d’agriculteurs basé en Ariège a pour objectif d’utiliser leur cheval pour produire l’énergie nécessaire à l’alimentation de leur ferme. Pour ce faire, les maraichers souhaitent utiliser une trépigneuse.

Si les agriculteurs français sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à chercher une autonomie économique, technique et décisionnelle pour faire face à une mondialisation qui peut s’avérer écrasante, ils sont beaucoup à se mettre également en quête d’une autonomie énergétique.

 

C’est le cas notamment d’un couple d’agriculteurs de l’Ariège, Mélina et Guillaume, qui aspire désormais à alimenter leur ferme grâce à l’énergie cinétique générée par leur cheval. Ces producteurs de légumes, de petits fruits et d’œufs ont en effet pour projet de construire une trépigneuse avec laquelle ils espèrent pouvoir devenir très vite autonomes sur le plan énergétique.

 

« Une trépigneuse est un système ingénieux permettant d’utiliser l’énergie mécanique de l’animal pour faire fonctionner diverses machines utiles sur une ferme », explique Mélina. Cette machine sera en mesure de produire assez d’énergie pour faire fonctionner une fendeuse à bûche, une scie à bûche, un broyeur à végétaux et un groupe électrogène qui servira à transformer l’énergie mécanique en électricité.

 

Du crowdfunding pour financer le projet

 

Très populaire au XIXème et début du XXème siècle, la trépigneuse n’est désormais plus produite en France.

 

Comme l’indique le blog Hippotese, une trépigneuse « consiste en un plan incliné à tablier (tapis roulant) qui se déroule sous les pieds du cheval et transmet la force nécessaire au fonctionnement de la machine. »

 

Le tapis en question est soutenu par des « chaînes en boucle, guidées par des rouleaux et des rails fixes, qui entrainent une roue dentée (comme le ferait une chaîne de vélo), cette roue dentée est reliée à une poulie de diamètre variable, adapté à la vitesse et la puissance de sortie nécessaire. »

 

Pour activer la machine, « un cheval de trait utilise son propre poids pour mettre en mouvement le tapis en marchant constamment sur place (d'où le nom de trépigneuse qui vient du germanique "trippôn" : "sauter"). »

 

Afin de mener à bien leur initiative, les maraichers ariégeois ont l’intention de fabriquer eux-mêmes l’appareil et viennent de lancer une campagne de crowdfunding pour récolter les financements nécessaires à la réalisation du projet.

 

Pour en savoir plus sur le projet cliquez ici

 

 

 

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