La récente COP 22 qui s'est tenue à Marrakech, au Maroc a mis en lumière la nouvelle politique énergétique du pays, essentiellement axée sur le renouvelable et le développement de centrales solaires ultra-modernes.

Le royaume est devenu peu à peu un exemple en la matière, au rythme de la mise en œuvre d'une politique énergétique audacieuse lancée depuis plusieurs années déjà et au cœur de laquelle les énergies renouvelables briguent les premiers rôles. 

Le gouvernement marocain a en effet pris conscience de la nécessité de changer son modèle et la raison et principalement financière, le coût de l'importation d'énergie peut-être effectivement très élevé, à cela s’additionne le fait que la livraison peut également être une source de stress économique pour l'Etat si ce dernier ne s’approvisionne pas assez. Dépendant à 95%, le Maroc réduit chaque année ses capacités financières à cause de ces achats de pétrole et gaz venus de l'extérieur, avec de l'électricité produite sur place, cela fait une sérieuse épine de moins dans le pied.

Pour y remédier, le Maroc s'est fixé l'objectif d'atteindre 52% d'énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030. Une initiative souhaitée par le Roi Mohammed VI en clôture de la COP21 de Paris en 2015. Pour preuve de cet engagement, le droit à un environnement sain a été inscrit dans la Constitution du pays.

Le Maroc dispose de ressources exceptionnelles afin de faire de cet objectif une réalité : de vastes zones inoccupées et un soleil radieux. Ces deux éléments font fonctionner à merveille l'industrie du solaire. Depuis le début de l'année, la centrale géante « Noor » située à Ouarzazate en est le parfait exemple. 

La première tranche regroupe 500 000 miroirs sur 460 hectares ce qui représente 160 MW. Et ce n’est pas fini puisque le projet comprend quatre autres unités pour atteindre une capacité solaire de 580 MW en 2020 répartis sur 3 000 hectares. 
« Noor » rassemble 500 000 panneaux sur 460 hectares, disposant ainsi de 160 MW de capacités solaires, à cela s'ajouteront plus du double d'ici 2020, puisque de nouveaux travaux sont en cours, et le parc devrait posséder une capacité totale de 580 MW in fine.

Un projet à 9 milliards d'euros, financé par différents prêts de créanciers institutionnels et exploité par une compagnie saoudienne, coûteux, mais vecteur d'emploi. Environ 2 000 postes locaux ont été nécessaires à sa mise en œuvre dans un premier temps et près de 23 000 postes devraient voir le jour dans les années à venir. 

En pointe

L'enjeu est énorme, le pays subissant de plein fouet le réchauffement climatique choisit d'agir en investissant dans le renouvelable. De ce fait, le Royaume est devenu l'exemple en Afrique, continent où la ressource solaire est, on ne peut plus, inépuisable, et pourrait dans quelques années, devenir un pôle mondial pour le développement des nouvelles générations de technologie photovoltaïque. 

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