Dans le sillage de la Cour des comptes, c’est cette fois-ci l’association de consommateurs UFC Que Choisir qui a décidé de prendre à partie le compteur Linky d’Enedis (ex ERDF). D’après l’association, le déploiement des compteurs communicants dans l’Hexagone coûtera 5,4 milliards d’euros dont une trop grande partie sera supportée par les consommateurs. Un avis qui n’est cependant pas partagé par la Commission de régulation de l’énergie.

« Vous allez payer 15 € par an pendant 10 ans pour permettre à Enedis d’installer un compteur communicant pour lequel vous n’avez aucune contrepartie ». L’UFC Que Choisir ne passe pas par quatre chemins pour dénoncer le compteur communicant actuellement déployé en France. L’association a même lancé, jeudi 8 mars, une pétition intitulée « Linky — Refusons de payer pour Enedis ».

Ainsi, pour préserver le portefeuille des consommateurs, l’UFC Que Choisir demande notamment à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) d’intervenir pour « améliorer le dispositif, particulièrement au niveau de l’information des usagers sur leur consommation, pour en faire un véritable outil de maîtrise de la consommation énergétique », mais aussi pour « revoir les conditions de financement du compteur, et notamment les conditions de rémunération d’Enedis ».

La Commission de régulation de l’énergie prend UFC Que Choisir à revers

La réponse de la CRE ne s’est pas fait attendre. Et n’en déplaise à l’association de consommateurs, la commission n’abonde pas dans son sens : « sur le coût de ce projet, le Président de la CRE élève le ton pour rappeler que son financement sera totalement neutre pour les clients grâce aux nombreux gains que ces compteurs permettront, notamment pour maîtriser la demande d’énergie : au global, leur facture n’en sera pas affectée », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site de la commission le vendredi 9 mars.

Le président de la CRE, Jean-François Carenco, balaie également en brèche les arguments de l’association selon lesquels « ces compteurs, pensés par et pour Enedis, ont un intérêt trop limité pour le consommateur ». Celui-ci rappelle en effet que les compteurs Linky « rendent possible la réduction de la consommation d’énergie, le développement de nouveaux services énergétiques, l’émergence de nouveaux acteurs et l’optimisation des coûts des réseaux et de leur performance ». Et de conclure : « se priver de ces compteurs “nouvelle génération”, c’est refuser les mécanismes fondamentaux à la transition énergétique ».

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