Une récente étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), rendu publique au début du mois de décembre, affirme que le retour de la croissance et de l'emploi dans l'Hexagone aura lieu en grande partie grâce à la transition énergétique.

Le vert représente le futur de l'économie française, tel est le constat de l'Observatoire français des conjonctures économiques, qui a mené une nouvelle analyse en étroite collaboration avec l'Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Selon les deux organisations, la transition du système énergétique français représente une opportunité concrète pour le sauvetage de l'économie du pays. Un effet positif qui devrait d'ailleurs se faire ressentir dès la prochaine décennie.

La transition énergétique ne sera pas le seul moteur de la croissance, bien entendu, mais celle-ci en sera l'un des leviers essentiels. L'OFCE note d'ailleurs que ce remodelage structurel pourra permettre un léger regain de croissance « dès le prochain quinquennat ».

Ce léger bond sera perceptible à partir de 2022 avec un gain de croissance de l'ordre de 0,4% de PIIB, ainsi que la création de 183.000 emplois. La balance commerciale bénéficiera d'une augmentation de 0,2 point de PIB.

A l'horizon 2050, le PIB atteindra alors 3% selon les prévisions du rapport, soit 0,1% de croissance par an tout au long de la période. L'Insee table de son côté de 704.000 emplois supplémentaires en 2050, ainsi que d'un impact de 1,7% supplémentaire de PIB sur la balance commerciale.

Le scénario envisagé par l'OFCE prévoit notamment que cette transition énergétique ait lieu avec la mutation progressive du mix énergétique hexagonal. La part du nucléaire devrait baisser (loi de transition énergétique), les EnR occuper un espace plus important, le tout au détriment des énergies fossiles. L'OFCE envisage par ailleurs que les emplois perdus dans les secteurs du nucléaire, de l'automobile et des industries fossiles soient remplacés par ceux créés dans les services, la construction et la production d'EnR.

Un constat mesuré

Les prévisions de l’OFCE restent plus mesurées que ce que prévoyait l'Ademe dans un autre rapport récent (qui tablait sur la création de 830.000 à 900.000 postes supplémentaires par rapport à un modèle énergétique inchangé, soit une baisse du chômage comprise entre 3,6 et 3,3% grâce au renouvelable). Il est néanmoins possible de déceler un consensus : ces deux organisations font campagne en faveur des investissements dans le secteur des EnR. A ce propos, l'Ademe estime qu'une hausse des investissements de 7 à 9% est nécessaire sur la période 2016-2050 afin de mesurer un impact concret, ce qui représente un total de 1.056 milliards d'euros.

Rappelant que ses prévisions ne seront effectives qu'en cas de mise en œuvre lors du prochain quinquennat des mesures prévues pour la transition énergétique, à ce propos, l'OFCE a déploré le manque d'espace accordé aux questions climatiques et énergétiques dans les débats de la future élection présidentielle. Alors qu'un nouveau pic de pollution a eu lieu à Paris jeudi, il faudra espérer que l'appel cesse de résonner dans le creux.

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