La demande en énergie gazière devrait fortement augmenter dans l'Hexagone à l'horizon 2030, ont annoncé les industriels du gaz ce lundi, se basant sur une étude diffusée le même jour.

Production électrique

Le recours croissant à cette énergie fossile devrait être principalement motivé par son emploi futur accru dans la production d'électricité et les transports. Ainsi, l'Association française du gaz (AFG) estime dans son étude que la consommation totale de gaz pour le pays sera d’environ 560 térawattheures (TWh) en 2030, contre 461 TWh l'année dernière.

Les auteurs du rapport précisent que la progression de la consommation gazière la plus importante sera ainsi dans le secteur où cette énergie est utilisée pour produire de l'électricité. Cette source d'énergie viendra ainsi en complément d'autres moyens de production tels que le renouvelable. La consommation totale destinée à cet usage sera proche des 90 TWh. Le véritable démarrage de cette utilisation du gaz en production d'électricité centralisée devrait avoir lieu à partir de 2022, année qui marquera la baisse de la part du nucléaire, devant passer de 70 à 50% à l'horizon 2025 dans le cadre de la législation concernant la transition énergétique.

L'AFG note toutefois que ces prévisions restent en suspens : si le gouvernement venait à introduire une taxe carbone, la donne changerait, car la priorité serait alors donnée à l'électricité importée (qui peut être produite à partir de charbon ou lignite, note l'association professionnelle).

GNL et GNC

Le second pivot de la croissance de l'industrie gazière est le transport. Par voie terrestre, les véhicules devraient de plus en plus utiliser du gaz naturel comprimé (GNC) et du gaz naturel liquéfie (GNL) pour fonctionner (16 TWh de gaz en 2030). Côté maritime et fluvial, milieu où la réglementation sur les émissions polluantes se durcit, le volume total de consommation devrait s'élever à 10,5 TWh en 2030.

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